Après le recensement, la convocation du corps électoral et le dépôt des candidatures, les togolais iront aux urnes le 21 Juillet prochain pour renouveler le parlement et pour la prochaine législature, 1174 candidats partiront  à l’assaut de 91 sièges.

A la clôture du dépôt des candidatures, la CENI a enregistré avec grande satisfaction le dépôt des candidatures des  principales formations politiques dont certaines se sont retrouvées dans des regroupements. Il s’agit pour l’essentiel de UNIR, parti au pouvoir, UFC de Gilchrist Olympio, de la coalition arc-en-ciel et du collectif Sauvons le Togo.

En effet, toutes les parties ont postulé pour les 91 sièges à pourvoir avec un total de 1174 candidatures enregistrées.

Ce qui a été surprenant pour le dépôt des candidatures, c’est le pietinnement observé au niveau du Collectif Sauvons le Togo qui avait déjà déclaré qu’il ne prendra pas aux élections sans un dialogue préalable. Ils avaient l’air tellement serieux que les militants de base ne s’attendaient même pas à un dépôt d’une quelconque candidature de la part de ce collectif. Mais comme la honte n’a jamais tué, ils ont finalement pu faire le dépôt à quelques minutes de la clôture des candidatures.

Aujourd’hui, malgré le sursaut d’orgueil grâce auquel ce collectif a pu déposer les candidatures, on annonce dans le rang de ce regroupement  que c’est à titre conservatoire que les candidatures ont été déposées et qu’il n’y aura pas élections tant qu’il n’y a pas dialogue. Pendant ce temps, le gouvernement avance lentement mais surement vers la date du Juillet.

Ce qui fait qu’à ce jour, les militants du CST ne savent pas si la consigne de voter ou pas leur sera donnée. Ce qui naturellement risque d’agir sur le score de ce collectif qui, a à un moment donné a pensé prendre le pouvoir par les manifestations de rue. Cette façon de faire est une première faiblesse qui peut couter cache à cette frange de l’opposition.

Ensuite, la majorité des militants de l’opposition ont émis le vœu de voir l’opposition dans son ensemble participer à ces élections en rangs serrés mais malheureusement la fumée blanche tant attendue n’a pas été au rendez-vous et du coup  ces élections offrent l’opportunité aux togolais de constater l’incapacité des premiers responsables de l’opposition à s’entendre.

A moins de deux semaines de l’ouverture de la campagne pour les législatives, l’opposition togolaise est encore dans l’impréparation avec cette histoire de dialogue, alors que d’autres partis en lice pour ces élections notament UNIR, UFC etc. continuent de sillonner le territoire pour s’assurer du soutien et de la confiance des électeurs.

Aujourd’hui, les pronostics sont on ne peut plus clairs, la désunion dans le combat d’un adversaire commun que l’opposition pense être le parti UNIR va tracer un boulevard à ce parti pourtant jeune pour l’obtention de la majorité à la prochaine assemblée nationale.

Paru dans l’Eveil de la Nation du 26 Juin 2013Image

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