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Liberté de presse sous Faure Gnassingbé, mythe ou réalité ?

La liberté d’expression est l’une des libertés fondamentale dont doit jouir tout citoyen et son corrollaire est la liberté de presse. Au Togo, la liberté de presse est reconnue par la loi depuis les années 90 mais dans les faits,  cette liberté a eu de serieuses difficultés à s’implanter veritablement  dans notre pays. De 1990 a 2013, deux étapes necessitent d’être retenues dans la mémoire collective de tous les togolais. L’étape du Général Eyadema et celle de Faure Gnassingbé. Quel bilan les togolais font de cette liberté de presse si cherement acquise au Togo ? Faure Gnassingbé qui s’est présenté aux togolais à son accession au pouvoir comme un démocrate a-t-il la même vision de la liberté de presse que son prédécesseur ? La liberté de presse auTogo sous Faure Gnassingbé est-elle un  mythe ou une réalité.

Avant l’avènement au pouvoir de Faure Gnassingbé, le Togo a dép^énalisé les délits de presse depuis 2004. Cependant la profession de journalisme était difficile à exercer pendant cette période. Des journalistes malgré la dépénalisation sont contraints de s’imposer une certauine auto-censure afin d’éviter de tomber dans des erreurs professionnels qui risque de faire abattre sur eux des règlements de comptes des citoyens ou des autorités qui étaient près à tout pour se faire justice pour peu qu’on les égratignait. Du coup, les journalistes les plus critiques sont obligés de traverser les frontières toutes les fois qu’ils portent des critiques sur les autortés, histoires d’éviter d’être la cible des ennemis de la liberté de presse.

Sous le Général Eyadema, on a noté plusieurs arrestations et emprisonnement de journalistes. En somme, une période sombre traversé par la presse togolaise au point même où le Togo se retrouvait regulierement dans le peleton de derrière à chaque classement de reporter sans frontière sur la liberté de presse.

Après la mort du Président Eyadéma, on a senti un nouveau vent de liberté souffler à nouveau sur le Togo. Des journalistes qui travaillaient avec des freins à mains se sont terriblement déchaînés avec une liberté de ton plus grande que par le passé et des émissions  radios telles que « club de la presse », « dounégnon », « fréquence actu », « auditeur actualités » etc qui n’ont jamais existées  sur la terre de nos aïeux ont vu le jour. Des émissions interactives où les citoyens peuvent appeler directement et se prononcer sur les sujets de l’heure meublent aussi la grille de programme des radios. Le nombre de titres de journaux a augmenté de façon exponentielle.

Au regard de ce qui précède, on peut affirmer sans aucun risque d’être contredit que sous Faure Gnassingbé, la liberté de Presse a connu des avancées notables. Seule fausse note pour laquelle il faut trouver des solutions durables, les dérives à repétition et le refus de respecter le code d’éthique et de déontologie.

Kpélafia Biva

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